• Nous pressions le pas, mon cœur était lourd de regrets, je m’en voulais.
    Et s’il lui était vraiment arrivé quelque chose ? Ça voudrait qu’il ait aussi arrivé quelque chose à Armin et Alexy.
    Mes pensées étaient tournées vers Rosalya, espérant qu’elle allait bien…
    Nous y arrivions enfin. Je me stoppai, essoufflée, j’avais semé Kentin tellement j’étais allé vite, de toute façon il me retrouverait. 
    Armin était au sol, ses cheveux jais voilant son visage et semblant inconscient, Alexy était collé dos au mur, assis au sol et se tenait son bras droit de son bras gauche, une mine douloureuse sur le visage.
    Et debout, au centre des jumeaux, dans le large couloir, un homme tenait fermement Rosalya par le cou, qui était décollée du sol est semblait à bout de souffle. 

    -Je… Je ne suis pas Lizzy Clive… Et je ne connais pas de… Lizzy… Articula la jeune fille, avec peine
    J’écarquillai les yeux. 

    -HAHA ! Tu crois m’avoir ?! Je sais que cette fille a les cheveux blancs ! C’est pas partout qu’on en voit ! 

    Il resserrait sa prise et Rosalya fut prise encore d’une douleur intense. 
    Je décidai de me démarquer.

    -Je suis Lizzy Clive. Qu’est-ce que tu m’veux ? Pas du bien vu ce que tu es en train de faire à mon amie.

    Ma voix était glacé, je sentais que l’air s’oppressait, je le toisai du regard, ses yeux était rouge sang, ses cheveux… verts ? 

    -Ne me dit pas que tu es… ! M’horrifiais-je.

    -Oui, un œil violet, c’est extravagant, des cheveux blancs et argenté sans défaut… Ouii, ça ne peut être que toi Lizzy Clive… Dit–t-il sadiquement.
    Il lança Rosalya qui alla s’écraser quelques mètres plus loin pour s’avancer vers moi.
    Alexy s’horrifia et tenta de se lever mais tomba au sol en me criant de fuir. 
    Mais sans que je comprenne,  il se retrouvait devant moi, mes yeux s’écarquillèrent tandis que j’esquissais un mouvement de recul.

    -Tu es le garçon qui a été victime du produit en ayant des troubles mentaux comme effet secondaires !

    -Et ouaiiis. Je suis taré !!! hahaha !! Mais j’en avais marre d’être enfermé… Donc je suis sorti. Et mon nom c’est Touma ! 

    Je plongeai mes vairons dans ses albinos, il n’y avait rien. Aucune raison, une infinie folie… 
    Etait-ce ses yeux effrayants que j’avais quand la chose prenait le dessus ? Je détournai le regard.
    Il me prit le menton et le leva violemment, je fus obligé de plonger mon regard de nouveau dans les siens, cette fois, le choc fut remplacé par la haine. 

    -On est bien les mêmes… Ton œil violet est différent…

    Je le rejetai d’un revers de mains et recula de plusieurs pas.

    -Ne me compare pas à toi !

    Il s’assombrit, un sombre rictus assombrit son visage, il allait parler mais je le coupai, devant Alexy qui m’implorait du regard de partir.

    -Qu’est-ce que tu fais là ?! Et pourquoi fais-tu souffrir mas amis ? QU’EST-CE QUE TU ME VEUX BORDEL POURLEUR FAIRE SUBIR CA ?!

    -Hmmm… Jolie voix… Disons que je cherche depuis quelques jours le Doc’ qui m’as rendu comme ça et m’as forcé à rester entre quatre murs toute ma vie, pour le torturer jusqu’à la mort… Et je voulais tuer de la même façon celle qui avait eu la chance de n’avoir aucun effet secondaire… Donc ta chance touche à sa vie ma vieille ! 

    « De quoi il parle ? »

    Je l’ignorais. D’un côté, il avait tort et je pourrais me sauver [peut être] la peau, mais d’un autre, La Chose le saurait et ca risque de me causer de mauvaises conséquences futures… 
    J’optai donc pour la solution contraire, d’un sourire cruel je lui répliquai :

    -Peut être que je n’ai pas d’effets secondaires mais je en vois pas en quoi tu peux me faire du mal… Tu sembles si vulnérable et tu n’y connais rien à la vie non ?

    -NE LE PROVOQUE PAS IDIOTE !! S’écria Alexy

    -Intéressant… On va s’amuser !

    Avec une démarche d’ivre, il combla la pauvre distance que j’avais imposé et me mis un coup que j’esquivais habilement. 

    -Oh… Alors ça te le fais aussi ? 

    -De quoi ?

    -Des sens plus développés. 

    Troublé par ces propos je ne pus esquiver son coup et me retrouva projeté au mur.
    Je me relevais, légèrement titubante. 

    -Quelle force… 

    -Tu trouves~ ? Je croyais que j’étais vulnérable et faible !

    Il remit ça et je l’esquivai, trouvant une opportunité de le frapper, je lui mis un coup bien placé et il alla s’écraser au sol. 
    Je pensai qu’il y resterait… Ou se lèverait avec un peu de difficulté… Mais il se releva avec sa titubance habituelle et un rictus excité sur le visage.

    -Intéressant… Amuse-moi encore !

    Il ne ressentait pas la douleur ? 
    Cette conclusion me frappa tandis qu’il tenta de me frapper avec sa violence habituelle, mais mon habilité me sauvait, je ne devais plus penser, je devais me concentrer, ou je me prendrais un coup auquel j’y resterais inerte. Et s’il comptait vraiment me torturer, j’allais souffrir d’autant plus…
    Il commençait à s’impatienter de ne pas réussir à me toucher et finit par agir tel un lâche. 
    Il me délaissa et se dirigea vers Alexy…

    POV Alexy

    Je le voyais s’approcher, marchant vers moi de sa démarche d’ivre très rapide. Il leva son pied, prêt à m’écrasa la colonne vertébrale avec sa force inhumaine. Je fermai les yeux, attendant que le coup se porte… Mais il ne se vint pas… J’ouvris les paupières et vu devant moi une longue chevelure blanches, aux mains tendus sur les côtés… 
    Lizzy venait de se prendre le coup à ma place. 
    Elle tomba au sol, vers l’arrière, et sa tête s’écrasa à côté de moi, ses mèches voilant ses yeux tandis qu’il esquissait un rictus cruel.  Il ne m’épargna pas pour autant et me mit un coup, pas très fort, mais assez pour me sonner.
    Lizzy bougeait avec difficulté et sans que je ne puisse comprendre ce qui venait de se passer, elle se retrouva projeté quelques mètres plus loin, du couloir par lequel elle était arrivait. Surement l’avait-t-il frappé au ventre. Je criais le plus fort possible son nom.  
    Il profita de mon trouble pour me frapper plus férocement, et je perdais connaissance.

    POV Lizzy

    Je ne pouvais plus bouger, j’étais étalé au sol. Inactive, souffrant de mes membres endoloris. Alexy venait de sombrer dans l’inconscience à son tour…
    Touma me prit par les cheveux et me souleva, il me sourit sadiquement. 

    -C’est déjà fini ?

    Je lui répondis d’un sourire carnassier et narquois.

    -Tu t’prends pour qui ? J’ai déjà failli y passer d’innombrables fois avant toi… C’est pas par un gars comme toi que j’vais mourir ! Ce serait loin de féliciter mes prouesses, au contraire, ce serait une honte. 

    Il écarquilla les yeux et devint incroyablement furieux,

    -NE FAIS PAS LA MALINE ! TU TE CROIS FORTE PARCE QUE TU AS PRIS LE COUP A SA PLACE ?!

    Il me lança violemment au sol, j’y atterris avec une violence incomparable, le parquet fut légèrement brisé et je sentis un liquide écarlate sortir de ma bouche, je crachai du sang. 
    Il s’accroupit et il commença à lever son poing, cette fois je ne pouvais plus me défendre du tout, mes cheveux long était éparpillé autour de moi, dégagé de mon visage, mon œil violet étincelait de fureur tandis que l’œil émeraude devenait très sombre et montrait l’affaiblissement de mon corps. Du sang coulait le long de mon menton et j’appréhendais la suite.
    Etait-ce la fin ?   

    POV Kentin

    Je courrais le plus vite possible dans les couloirs, ayant semé Lizzy. Qui plus est j’avais était retardé par Castiel et Lysandre qui m’avait arrêté en disant que connaissant Rosalya ça devait être une araignée, je m’étais stoppé pour les écouter.  C’était très encourageant pour la suite heureusement !
    Lorsqu’un cri était venu stopper notre enthousiaste, c’était Alexy, d’une voix déchirante… Et le cri en question disait « Lizzy ». Très vite, je m’étais mis à partir, mesurant l’erreur que j’avais faites. Lysandre et Castiel ne purent pas me suivre, il devait le surveiller…
    J’arrivais et je vis Armin, Rosalya et Alexy, inconscient et mal en point. 
    Et je la vis, empoigné par le col, par un homme aux cheveux extravagants et aux yeux écarlates
    Je ne voyais pas ses yeux, mais étant de profil tous les deux, je vis ses lèvres mimait des mots avec un sourire ravageur :

    -Tu t’prends pour qui ? J’ai déjà failli y passer d’innombrables fois avant toi… C’est pas par un gars comme toi que j’vais mourir ! Ce serait loin de féliciter mes prouesses, au contraire, ce serait une honte. 

    Il eut une mine furieuse et il cria : 

    -NE FAIS PAS LA MALINE ! TU TE CROIS FORTE PARCE QUE TU AS PRIS LE COUP A SA PLACE ?!

    Il la lança au sol avec une frénésie choquante et lorsque je vu son sang coulait, le mien ne fit qu’un tour. 
    Alors qu’il tenta de lui porter le coup de grâce. Je lui mis mon poing violemment sur le visage de cet inconnu, il alla s’écraser des mètres plus loin.
    Je me retournai et je me connectai à son regard surpris, je lui souris mais elle tenta de se lever, elle allait tomber au sol, je la rattrapais et elle me dit la mine grave : 

    -Fuis… Laisse-moi mourir ici… Sauve les tous mais laisse-moi… Tu ne peux pas le battre… Je t’en supplie…

    Ces derniers mots se déchirèrent et ces paroles m’énervèrent encore plus :

    -Je ne te laisserais pas mourir ! Et je vais gagner ! 

    Je la posai contre le mur, son regard implorant me fut douloureux à supporter, je voulais l’enlacer, la rassurer de douces paroles. Ces lèvres entrouvertes semblaient m’appeler…
    Je me levais passant outre ses désirs irréels, jamais elle ne m’aimera…
    Et ma fureur reprit le dessus.
    POV Lizzy
    Je le regardai se battre contre ce fou, chaque coup que Kentin se prenait me faisait aussi mal qu’à lui. 
    Même s’il rencontrait plus d’une fois le sol, il se battait avec rage. Je ne voulais pas voir ce spectacle. Je n’aimais déjà pas la violence aussi prononcé… Je n’aimais pas le voir souffrir pour moi…
    Je repensais à notre première rencontre, avant qu’il ait ses lunettes, qui, on est bien d’accord, était affreuse.
    Avant, j’étais seule, mes cheveux extravagants faisait office de brimades incessantes, les parents me jugeaient de mauvaises fréquentations et le peu d’amies que j’ai eu avait finis par me laisser seule, je n’étais pourtant pas déplaisante à regarder, mes yeux était bleu et vert à cette époque, j’avais de couettes hautes s’arrêtant déjà à mes reins, accroché par des ruban noir et blanc, je portais un haut à manche longue bordeaux légèrement plissé avec, au niveau de la poitrine, un « creux » blanc avec de petit bouton ainsi qu’une jupette assorti, des ballerines pour finir le tout. Les gens dans la cour était en train de jouer et de papoter sur les futurs aventures qu’ils allaient se créer, je les regardais avec lassitude et tristesse, assise sur le muret, à frétillait les jambes. 
    Lorsque j’aperçus un groupe de garçon s’approchait de moi, rustre et un peu gaillard pour leur jeune âge, c’est-à-dire 5 ans.
    Je les regardais sans bruit mais avec l’espoir qu’il me propose de jouait avec eux.

    -Dit... Heu, je sais même plus comment tu t’appelles !  Est-ce que tu trouves que ce gars est un vrai boulet ?

    J’étais plutôt chagrinée qu’ils ne se souviennent pas de mon nom mais n’eux pas le temps d’y songer que celui qui avait posé cette question envoie la personne en question : il avait les yeux d’un émeraude brillant, les yeux embué de larmes et les cheveux brun au bol mais légèrement en bataille. 

    -Je trouve qu’il ait déjà moins boulet que vous… Répondis-je avec froideur à leur cruelles actions

    Le petit garçon me regarda avec un air surpris et les petites brutes s’était approché. 

    -Oh ! C’est vrai qu’on pose la question à une fille aux cheveux blancs ! Je suis sûr que tu fais tout pour avoir des amis ! Ma mère dit que ce sera pareil plus tard, même pire ! 

    Je n’avais pas compris à cette époque que ces parents me traitaient de futures… enfin vous avez compris... Quelle cruauté vous allez me dire… 
    Ils me poussèrent en rigolant et partirent en courant, laissant le mignon petit garçon avec moi… Moi qui étais étalé sur l’herbe derrière le muret.

    -Ca…Ca va ?

    Je levais les yeux, mes petits pieds dépassant du muret et la tête sur l’herbe.

    -Oui. Plus de peur que de mal, mais je suis bloqué.

    Il passa par-dessus le muret avec lenteur et vint m’aider, je le remerciais et nous discutions, jusqu’à la sonnerie qui sonnait des cours d’amusements. 
    Ca avait duré comme ça tant de temps… Je le protégeais des brimades et me défendait de mes propres faiblesses et lui restait derrière moi mais me donnait gout à la vie.
    Arrivé au collège, j’ai commencé à beaucoup plaire aux garçons à mon plus grand dam et Ken avait dû porter d’affreuses lunettes et était encore et toujours embêté, par son physique et caractère. 
    Bientôt, il fut victime d’incessants coup de la part de certains garçons qui avait le béguin pour moi ou de filles jalouse de ma popularité et j’ai voulu mettre un terme à tout ça, j’ai demandé à quitter le collège pour aller autre part, ils ont refusé et j’ai pu partir qu’à 16 ans, heureusement, il ne restait que quelques mois avant la fin de l’année. Mais j’ignorais que Ken me suivrait là-bas, et la scolarité avait commencé à Sweet Amoris. Il s’était fait des amies et idem de mon côté, nous restions proches pour autant. Mais Ambre, cette peste de premier renom, avait forcé le destin : Il avait dû partir en camp militaire. 
    Et peu de temps plus tard, j’avais subi les conséquences de mon propre destin… Avant qu’il ne revienne, si différent... 
    Je revins au présent, Kentin avait beau avoir changé, il avait juste transformé ses défauts en qualité…
    Soudain, je vis mon ami d’enfance perdre le dessus, et se ramasser une bonne patate. Il tomba au sol et commença à se prendre des coups incessants.

    -KENTIN !!! 

    Ma voix… Ma voix semblaient doublait, comme si deux voix s’exprimaient en même temps. Les deux batailleurs le remarquèrent et me regardèrent, l’un d’un regard surpris, l’autre d’un regard amusé. 

    -C’est toi qui as parlé avec moi ? Dis-je, sans m’en rendre compte, à voix haute.

    -Mais comment ma voix a-t-elle pu être entendue ? Dirent mes lèvres seules, accueillant la voix de la Chose… Mais à voix haute.

    -Oh ! Interessant… 

    -Lizzy tes yeux sont violet et vert mélangé.S’exclama Kentin, la mine étrange.

    -Quoi ? Mais … On ne peut plus penser… S’offusqua-t-on en même temps. 

    Touma se dirigea vers moi et m’empoigna par le col pendant que Kentin était soucieux.

    -Tu me cachais quelques trucs toi non ? 

    -Lâche-moi ordure ! Dis-je avec Lizzy #2 

    -Vous êtes synchro dis donc. 

    -Haha, tu le crois ! Cette fille est un vrai boulet ! Quand elle sera morte je serais plus tranquille ! 

    Je ne dis rien, la laissant me maudire avec mon propre corps et la laisser agir comme la taré qu’elle était.

    -Donc en faites, y’as vraiment une troublée mentale en toi ! Rigola le Vert .

    -Troublée mental ?

    -Laisse tombé, il caractérise ce que tout le monde pense de toi. Dis-je passablement comme excuse.

    -TOI ! 


    … 
    Il ne se passa rien. 

    -NON ! Je ne peux plus te faire souffrir mentalement !! 

    -Haha, tant mieux pour moi !

    -C’est pas l’tous Les Doubles mais là, j’ai envie de faire souffrir quelqu’un !  Rigola Sadiquement Touma

    -Tu t’approches encore de Kentin et on te fait mordre la poussière déchet ! 

    -Je peux me défendre seul Lizzy ! 

    Il me regarda, je sentais qu’il s’en fichait de la Lizzy #2, c’était bien moi qu’il observait. Et je sentais la Chose s’énervait.

    -Y’en a marre qu’il n’y en est que pour toi… Chuchota-t-elle, je fus la seule à l’entendre. 

    -Je… Désolé… Dis-je a voix haute, me rendant compte que cette chose avait bien une raison propre.

    -Disparais…Continua-t-elle.

    -Ca changera rien ! 

    -Tu sais… Que tu as tué ? S’exclama-t-elle, oubliant que l’on parlait à voix haute.

    -Qu’est-ce que tu racontes… ?

    -J’ai déjà tué, nous avons tué… 
    Je me sentais faible… Et elle profita de ma garde baissé pour me rejeter, tandis que je criais par la douleur qu’elle me faisait vivre durant quelques secondes qui parvint aux oreilles de Kentin qui s’assombrit pour toisait la personne aux yeux devenu totalement violet. 
    Nos places étaient de nouveau interagies et notre possibilité de penser nous revint de nouveau... Enfin, me revint car elle parlait à voix haute sans s’en apercevoir. 
    [N.D.A : Puisque Lizzy est devenue « La voix », c’est elle qui parle entre crochets et la Chose sans crochets]
    « C’est vrai ?! Ou juste un stratagème ?! »
    -HAHA !  C’est la vérité ! Nous avons tué, ce gars, tu ne te souviens pas ?

    « Ca m’aide beaucoup ce que tu me dis là ! »

    -Tu ne te souviens pas de ce gars qui te suivait partout ?

    « Si… Je me souviens… Mais… »

    -HAHAHA ! Tu as sérieusement cru qu’il était mort  après une soirée bien arrosée ?

    « Tu… »

    -Je t’explique,  tu t’étais attardé, peu de temps après la mort de tes parents, au parc, il te suivait depuis quelques jours et ça t’inquiétait, hé oui, moi j’entendais tout et ressentais quand quelque chose te toucher ou si tu touchais quelque chose, une porte ou quoi que ce soit d’autre, mais ne parlait pas, je ne pouvais pas me manifester sans que tu ressentes un désespoir ou une peur profonde. Et il a profité que ce soit la soir pour te bloquer dans une ruelle… Et commencer à toucher notre corps alors que tu te débattais vigoureusement 

    « … »

    -HAHA ! Ca te rappelle de mauvais souvenirs pas vrai ? Je suis p’tetre ingrate mais au moins, j’ai su protéger notre corps ! On aurait fini viol*r HAHA ! Si j’me souviens bien, c’était à cause de ça que tu avais demandé un entrainement spécial à Castiel non ? 

    « La ferme… »

    -On se rebelle là-dedans ? 

    « Tu n’as aucun scrupule… Moi qui pensais que tu avais une raison… Que tu connaissais l’amour… Tu ne rendrais Kentin que malheureux. »

    -COMMENT OSES TU ?! TU L’AIMES C’EST CA ?!

    « OUI ! ET ALORS ? »

    -…

    « Enfin, en amitié sincère hein ! »

    -Alors c’est de ça qu’il en est… 
    Elle rigola doucement puis de plus en plus sadiquement, et même si je ne voyais plus, je savais qu’elle se rapprochait des garçons. Et lui criait de s’arrêter alors que son rire faisait écho.

    POV Kentin

    Le dialogue semblait étrange, je savais qu’elle communiquait avec Lizzy mais cette chose … m’apprenait des choses que j’ignorais, et je m’enrageai en entendant ce qu’avait fait ce gars, même si je ne savais pas qui c’était par faute de ne pas avoir communiqué le prénom, je l’aurais tué si cette chose ne l’avait pas faites, de plus,  Lizzy doit être complètement dérouté… Et qui elle aimait ?! Je ne le savais pas mais ça m’énervait sans que je comprenne pourquoi.
    Lizzy Possédé avança vers nous tandis que j’avalais les paroles qu’elle avait dites. 

    -Ferme les yeux Kentin. Si tu ne veux pas finir traumatisé.

    Je refusai de m’exécuté et la toisa d’un regard mauvais.

    -Tant pis.

    Elle commença son massacre, je pus presque sentir des grimaces sur son visage tandis qu’elle abattait sans grande peine le Vert, Lizzy devait surement lui crier de stopper ses gestes. 
    Mais il fallait le faire… Et je ne pouvais pas battre ce fou… Je l’admettais à regret. 
    Finalement, une mare de sang et un corps à terre fit office de décoration, même si j’étais dégouté par cet horrible spectacle. Je redoutais surtout quand ma Lizzy reviendrait, je n’aimais pas voir cette Lizzy là. 

    Elle se retourna, du sang sur le visage et les mains ensanglanté, et me regarda d’un étrange regard.

    -Tu vas bien Kentin ? Ca ne t’as pas trop traumatisé ?

    -Non. A l’école militaire, j’en ai déjà vu se battre à mort. Dis-je d’une traite.

    Elle mit une main sur ma joue mais je reculai. 

    -Est-ce que j’ai fait quelque chose qui t’as chagriné ?

    Son ton était étrange sans pour autant me semblait plus humain.

    -Tu n’es pas Lizzy… Je n’aime pas que tu agisses avec son corps… 

    -Je t’interdis de rougir toi ! Cria-t-elle, en colère.

    Donc Lizzy était en train de rougir ? A cause de moi ?

    -Tu vas voir si je ne suis pas Lizzy ! 

    Et sans que je m’y attende, elle plaqua ses lèvres sur les miennes. Je ne ressentais pas ce sentiment d’apaisement, au contraire, cette Chose me donnait la nausée. Je la repoussai vivement.

    -Arrête de faire des choses comme ça avec le corps de Lizzy ! Pourquoi tu m’as embrassé ?!

    Elle mit un coup à l’œil précédemment émeraude, j’étais à demi sûr qu’elle avait sonné mon amie d’enfance et s’exclama :

    -Elle va croire que tu l’as rejeté maintenant, puisque même si elle ne peut rien voir, elle peut tout ressentir. Et tu n’as plus aucune chance de lui plaire ! Hahaha 

    Je me crispai. 

    -De toute façon je ne suis pas amoureux. 

    -Tu as entendu Liz’ ? 

    Je m’horrifiai, elle m’avait eu.

    -Ne reste pas muette voyons.

    -Je sais, tu n’es pas amoureuse. Tant mieux, ça te fait rien au moins ! HAHAHA !

    Et sans que je comprenne comment, son œil redevint émeraude et elle m’observait.

    -Désolé. 

    C’était dit d’une traite, un peu sec.

    -Ce n’est rien… Mais Lizzy… Je…

    Je vis ses jambes lâchaient et je la rattrapais par pur reflexe 

    -Qu’est-ce que…

    -Ce… Ce n’est rien… Juste une baisse de tension. 

    Elle se releva et s’épousseta avant de me lancer un sourire, mais forcé. 

    -Allons les réveiller tu veux ? 

    -Oui… 

    J’étais chagriné, cette Chose m’avait eu. Et je ne voulais pas perdre mon amie d’enfance.

    -Tu sais pour tout à l’heure. Je ne te visais pas, je visais la Chose en toi.

    -Je sais ! 

    Je la regardai, surpris par son emportement mais elle s’excusa et se dirigea vers Alexy.
    Je la voyais tituber légèrement, encore endoloris par ses membres et je lui portai assistance, elle refusait mais je réussis à la faire céder.
    Je savais que j’étais la cause de son emportement, mais je savais également que ce n’était pas parce que j’avais dit que je ne l’aimais pas, je l’ai aimé sans que ça n’avance et ce serait aujourd’hui qu’elle m’aimerait ? Laissez-moi rire… 
    Mais je ne l’aimais plus et devait profiter. Non ?

    Pov Lizzy

    Il ne m’aimait pas… Je n’avais aucune chance avec lui… Mais pourquoi ça m’affectait autant ? Après tout, je n’ai jamais aimé, enfin si… mais non. L’amour est trop douloureux, je m’arrêterais à de l’amitié, même si je l’aimais, je m’efforcerais d’oublier ce sentiment désastreux, je ne voulais rien briser, l’amour ne causait que de la souffrance derrière le voile de sa joie, éphémère.

    Il m’aida à marcher,  moi qui y trouvais une lourde difficulté, et je cédai, après tout, même si on ne sera jamais plus, on restera toujours Kentin et Lizzy non ? Ce n’était qu’une affirmation de notre statut ensemble. Rien de plus. 
    Derrière ces paroles, je fus convaincue et lui sourit chaleureusement. Même si je savais que ce n’était qu’une joie illusoire. 
    Ephémère… 

    -Hey !

    Je me tournai, épaulé par Kentin, et regarda Lysandre et Castiel, arrivant sur le chantier, avec un homme agé et bizarre avec eux. 

    -On l’as trouvé ! 

    -Et jusqu’à maintenant on le surveillait.

    -Il s’est passé quoi ici ?

    -Mésaventure, baston. Ca te suffit ? Dis-je. 

    -Merd*, pourquoi j’étais pas là ?

    -Parce que tu es trop nul pour pouvoir te battre, ça valait mieux.

    -Ne rentre pas dans ce terrain miné, je suis bien meilleur que toi. 

    -Cause toujours.

    -Je te l’ai d’jà prouvé !

    -En me pétant le bras à moitié, merci j’m’en souviens !

    -Hey ! La Baston c’est pour les rudes ! Pas pour les minettes !

    -J’ai l’air d’une minette.

    -Niveau physique minette très minette, niveau mental, t’es une minette avec trop de crocs. 

    -Je dois prendre ça pour un compliment ? 

    On entendit un « cling » sonore et nous nous retournons vers le toubib qui était derrière Lysandre… Armé d’un flingue, qu’il venait juste de charger.


    -Heu… On fait quoi là ? Dit Kentin

    -Vous allez suivre mes instructions à la lettre. Ah moins que vous soyez par une balle en plein cerveau. 

    Lysandre, Castiel, Kentin et moi froncions les sourcils.
    Les choses prenaient une tournure très compliqué… Puisqu’ils semblaient plus près à nous dégommer plutôt qu’à nous aider, je soupirai.
    Sauf que le docteur tira, et je vis mes souvenirs défilait tandis que la balle se dirigeait vers moi… 
     
    A suivre

     


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