• Journal Intime d'une Fausse Personne

    Description : Emotionnel logique d'une personne qui vit avec une double face... Raconté à la première personne du singulier. Les chapitres ne sont pas long, ce sont de simples écrits de journal.

    Jour 1

    Jour 2

  • Jour 2, 06/06 -    Je ne sais pas pourquoi je m’adonne à l’occupation d’écrire mes pensées diverses et mes journées quotidiennes dans un journal… Une lubie ? Fort bien. Ce qui me surprend, c’est l’apaisement que je ressens (et j’aurais pleins d’hypothèses émotionnelles sur ce sentiment) lorsque je libère mes pensées et mes idéologies sans retenue. Ma tête se vide, cela me rend bien.

    Aujourd’hui, une simple journée, des rires, des pleurs, des disputes, des professeurs, des heures qui passent, des sonneries qui retentissent à intervalles réguliers… Bref, la sympathique répétition des années d’écoles.

    Il n’y a pas vraiment de choses à retenir, il n’y en a jamais eu, mais je veux bien la conter, cette journée, cela me fera écrire, et l’envie m’y prend :

    La matinée était simplette, le temps beau à souhait. Il y a eu un nouvel élève qui a chamboulé la classe bruyante, tout juste arrivant, ayant eu des antécédents avec l’une des personnes de mon entourage. Une relation ambigüe à laquelle je m’étais pressé avec fausse joie à me renseigner.  Une histoire tout aussi banale qu’une simple rencontre dans leurs ‘’rêves’’. Une étrange sensation avait parcouru mon échine, comme pour m’alerter de l’affreux second rôle d’une série qui finissait par devenir étrange ou prédestiné. Et evidemment, j’accueillais cette place. Mais cela ne m’intéresse guère, je ne cherche pas l’attention, n’est ce pas la mentalité de chaque rôle de bouquet mystère ?

    Le temps, aussi rapide et cruel qu’il soit, avait passé, je n’ai pas grand chose à raconter avant maintenant… Si ce n’était qu’une autre de mes amies avait pleurer en sanglot après avoir été largué. Mais encore, n’est-ce pas là l’étrangeté de l’humanité ? D’ici à deux jours, elle n’en aura plus qu’un souvenir, jamais un éternel regret. J’avais participé à l’opération de réconfort, sans pour autant me sentir impliquée ou compatissante. Il en était toujours ainsi. Etrangement, à cet instant, j’avais senti un regard m’épiait, j’avais relevé les paupières et était tombé sur la carrure du nouveau, qui fronçait les sourcils à notre connexion de regard. J’affichais une fausse surprise, se mêlant elle-même à chacune de mes actions faussées, auquel j’eus l’impression de lui déplaire. Je n’y pris guère attention, en réalité, quel était les sentiments ? La surprise devrait vraiment être ressenti par une sur-émotion ?

     

    Enfin, je risque encore de m’égarer dans ma logique délirante et insensée. Mieux vaut que j’aille  trouver logis au fond de mon lit, reposait mes sens pour une énergie garantie au grand quotidien qu’offre ce monde.  


    8 commentaires
  • Jour 1, 05/06  - Chaque jour sont les même. Le soleil se lève pour se coucher, les heures passe pour se renouveler… Les gens vivent en suivant, absurde, des règles fixes, notant à l’anormalité toute personne exerçant des actions allant à l’encontre de leur principe. Pourquoi vivre le jour et non la nuit ? Pourquoi vouloir argent et non biens réels ? Mais l’anormal n’est pas elle-même cette xénophobie ? Tiens, j’ai moi-même usé de ce mot, quelle ironie… Encore une fois, d’autres raisonnements pourrait faire sombrer le mien, peut être plus persuasif, plus dans l’opinion générale donc plus plaisante à entendre… Mais au fond y’a-t-il une once de vérité dans mon raisonnement autant que dans celui d’un autre ? Y-a-t-il déjà une logique à de telles réflexions ? Et des réponses, en existent-t-elles ? Même s’il y en avait, elles seraient surement contredites tout comme le sont chaque philosophie. Une unanimité n’existe pas, elle n’a vérité que lorsque l’étau du nombre de personnes se resserre, pour n’en laisser qu’une dizaine, ou bien moins, souvent.  Existerait-t-elle une chose que tout le monde, en son intégralité et en connaissance de cause, aurait une réponse pareille dans chaque logique ? A mes yeux, c’est l’impossibilité même qui s’impose. Jusqu’à la chose qui nous semblerait le plus normal, quelqu’un le réfutera. Tel est la ce qui anime la différence de tous. De mon point de vue, vous êtes les autres, tandis que du mien, je suis l’unique personne. Je ne peux incarner quelqu’un d’autre. A vos pensées, je suis l’ « autre ». C’est ainsi qu’est fait un monde, et c’est ainsi qu’il me révulse.  Je ne suis pas l’asocial solitaire de service, je suis en revanche l’extravertie aux premiers abords enjouée. Mais même si j’exerce une telle attitude, elle n’a pas forcément de sens à mes yeux. Je vis, parce que les autres en font autant. Je meurs, parce que le temps que l’on chérit alors qu’auteur de notre mort, en veut ainsi.

    Comme tous, je suivrais la logique que le monde a imposé, les injustices, les sentiments, le sérieux, les notions, les traditions… Parce que si je suis ici, il n’y a pas forcément une raison, si ce n’est celle de peupler toujours plus un monde déjà suffoquant.

    Bien, mieux vaut que je stoppe mes pensées déroutantes, la fatigue s’en vient et demain, je dois me lever tôt : une journée comme une autre m’attend.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique